Test : Spelunky

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Hello la compagnie!

C'est parti pour l'exploration !

J’ai un petit jeu indé PC sous la manche à vous présenter, c’est gratuit (ça se trouve ici, et on trouve aussi un remake sur xbox) et c’est fait par un certain Mossmouth (aka Derek Yu).

Mais qu’est ce donc? allez vous me demander (Je vous vois venir à 100 mètres bande de coquinous !) la réponse est : Spelunky un fabuleux jeu de type plate-forme/exploration en 2D.

Mettez votre chapeau d’explorateur, prenez votre fouet (celui contre les monstres, pas l’autre), et préparez bien votre sac à dos (Comment ça vous avez pas tout ce matériel !? Ben allez à décathlon, démerdez-vous !) parce qu’on est parti pour l’aventure! Nous allons explorer une immense caverne, qui s’enfonce sous terre de plus en plus profondément, et qui (selon la légende hein, moi je sais pas) renfermerait de fabuleux trésors!

 

Le test

 

But du jeu

Spelunky est un plateformer/exploration 2D, (comprenez un mélange entre mario et Indiana Jones). Le but est de parcourir la caverne (découpée en une quinzaine de niveaux, avec plusieurs thèmes visuels) de plus en plus profondément, et de récupérer un maximum de trésor au passage. Bien sûr la caverne renferme des trésors, mais aussi des pièges et des monstres, qui vous barreront la gueule route, et qu’il faudra apprendre à affronter ou contourner.

La grosse différence avec un jeu de plateforme classique comme Mario est que les niveaux sont générés aléatoirement, et qu’on ne peut pas sauvegarder. Chaque partie de Spelunky est donc unique (un peu comme dans Binding of Isaac, dont l’auteur a d’ailleurs avoué s’être inspiré de Spelunky)

Les débuts du jeu

Quand on lance Spelunky pour la première fois, ça peut être un peu déroutant :

  • pas mal de contrôles à gérer (courir, sauter, fouetter, utiliser des objets, s’accrocher…)
  • un graphisme pixel art rétro (dont je suis fan, mais ce n’est pas le cas de tout le monde)
  • une difficulté comment dire… de bâtard? (et pas d’un gentil bâtard à la John Snow, non, un bon gros bâtard !)

Ça sent le piège..

Donc on va  parcourir notre petite caverne, à la recherche de trésors (et d’une sortie, parce que bon si on reste coincé avec nos trésors on a l’air con). Pour cela, on a quand même un petit arsenal : le fouet (ok, il fait 5 cm de long, mais c’est mieux que rien!), quelques bombes (pratiques pour faire péter les blocs ou les monstres qui nous empêches de passer) et quelques cordes (pratique pour pas se péter la gueule au fond d’un trou rempli de monstres).

Et la caverne on la parcourt avec… prudence! Et beaucoup de prudence même, parce qu’on a seulement 4 coeurs en commençant, et que ça disparaît aussi vite que des petits pains en solde. Pour perdre des coeurs, rien de plus simple : vous pouvez toucher un monstre, faire une trop grosse chute, vous ramasser un piège (sans parler du fait que certains pièges vous tue instantanément… haha), ou encore énerver le marchand (oui je vous en parlerai un peu plus tard).

Les niveaux

Les niveaux de Spelunky, même si ils sont générés au hasard, ont des éléments qui reviennent régulièrement (et que vous allez découvrir au fil des parties) on y trouve :

Faisons un peu de shopping chez le marchand

  • Les monstres : alors eux 2 solutions, soit ils sont faibles, et vous leur dérouillez leur race, soit ils sont balèzes, et vous vous faites dérouiller votre race en essayant de les attaquer (sauf si vous êtes bien équipés!)
  • Les trésors : disséminés un peu partout dans les niveaux, il prennent la forme de pièces, diamants, coffres, ou encore statuette en or. Ramassez tout comme un gros voleur !
  • Les pièges : lance flèches, pics, rocher roulant à la Indiana Jones, y’en a pour tout les goûts. Apprenez à les éviter ! (petite astuce : les pics vous pouvez marcher à travers, il faut juste ne pas tomber dessus)
  • L’équipement : il peut arriver de trouver de l’équipement, soit dans un coffre, soit chez un marchand. Généralement, ce sont des items qui vont aideront pas mal (saut améliorés, meilleures armes, chute ralentie…)
  • Les marchands : ils vendent de l’équipement (plus c’est cher, plus c’est du bon matos) ! si vous avez  envie de les arnaquer, vous pouvez essayer, mais je vous préviens, ils sont un peu nerveux sur les bords…
  • La princesse : alors personne ne sait vraiment comment, mais il y a une gourdasse qui est venue se paumer dans les niveaux. Si vous la sauvez en l’emmenant à la sortie, vous aurez droit à un petit bisou ! (et un coeur bonus héhé)
  • Et pleins d’autres choses : je suis loin d’être exhaustif, je vous laisse un peu de mystère que diable !

Au fil de votre progression, vous découvrirez des niveaux dans de nouveaux environnements, avec leur nouveau lot de monstres et de pièges (généralement plus dangereux que la précédente fournée comme vous vous en doutez sûrement…).

La progression

Ça commence à se compliquer

Spelunky fait partie de ces jeux qui peut être décourageant au début par sa difficulté. Mais comme il jouit d’un excellent game design, chaque mort résulte d’une erreur qu’on peut identifier, et donc ne pas répéter. La somme de votre temps de jeu et de vos morts constituera donc votre expérience, qui vous permettra de progresser de plus en plus profondément dans le jeu, au fil des nouvelles parties.

C’est bien simple, au bout d’un moment on se surprend à progresser de manière fluide, en contournant efficacement les pièges, et en tuant facilement les monstres, qu’on se ramassait à l’époque comme une bleusaille. C’est bien sûr à ce moment là que le jeu prend toute sa saveur.

Finir Spelunky représente un certain challenge qui nécessitera un bon nombre de parties (plus d’une soixantaine dans mon cas) mais j’ai pris beaucoup de plaisirs à recommencer ce jeu, du fait de sa grande rejouabilité, et des découvertes permanentes (d’items, de secrets et d’astuces) que l’on fait en progressant.

Petit guide de survie

Ha les niveaux du temple...

Dans Spelunky, pas de sauvegarde ou de checkpoint, quand on meurt c’est fini ! (mais il existe quand même un moyen de ne pas reprendre du début du jeu, grâce à un perso que vous croiserez sur votre route…). Il va falloir s’accrocher mes petits amis, mais ce jeu en vaut la peine croyez moi. Voici quelques conseils de survie :

  1. Jouez avec une manette si vous en avez une (le jeu est compatible), c’est quand même mieux.
  2. Faites le tuto! Je sais, « personne a envie de faire le tuto, c’est pour tata Michou les tutos! » et bah là non…
  3. Avancez sans précipitation, et apprenez de vos erreurs (par exemple « non il ne faut pas foncer sur les grosses araignées, parce que sinon on se fait bouffer »)
  4. Apprenez à observer le niveau (en vous baissant ou en relevant la tête avec la touche « haut » ou « bas ») ça vous permettra d’anticiper beaucoup de choses
Avec ça, votre espérance de vie dans Spelunky devrait passer de 30 secondes à quelques minutes !

Conclusion

Spelunky est un des ces jeux difficiles mais terriblement addictifs et gratifiants (comme on en fait plus ma bonne dame). Les nombreuses heures que vous passerez dessus vous feront grimper petit à petit sur sa grande courbe de progression, en allant toujours de plus en plus loin, jusqu’à ce qu’enfin, dans un moment de félicité ultime, vous arriviez à achever ce chef d’oeuvre. Inutile de dire qu’à ce moment là, un halo lumineux descendra du ciel pour vous éclairer, et vous entendrez un choeur d’archanges qui chanteront vos louanges.

 

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1 Response to “Test : Spelunky”


  1. Pierre

    Moi qui cherche des petits jeux à faire tourner sur mon petit PC, merci Rom !