Test : The Binding of Isaac

1 Comment

Bon c’est vrai que c’était plutôt calme sur le Rom’s Blog ces derniers temps, pas de nouveaux articles, pas de nouveaux teasers, et pas de productions AAA en vue (oui à part Jungle bien sûr!).

Mais j’ai quand même une bonne nouvelle : je partage avec vous le test d’un petit jeu indépendant qui ne m’a pas laissé indifférent (je dirais même que ça déchire du pâté), nommé The Binding of Isaac.

Isaac VS Mom

Alors déjà sachez que vous pouvez acheter ce jeu (environ 5€) via Steam, ou encore via le 5e Humble Bundle (ha non c’est fini)  , qui est donc une offre limitée dans le temps (si vous voulez en savoir plus sur les humble bundles, c’est ici ou directement sur leur site). Une démo jouable en ligne se trouve aussi ici.

Ensuite sachez que c’est Edmund McMillen, l’auteur de Super Meat Boy (un platformer qu’il est bien), qui a réalisé ce jeu avec 2 autres mecs motivés. Bon ça papotte, ça papotte… mais ça teste pas là! Une seconde, ça arrive…

Le test :

The Binding of Isaac est du type Action-Donjon-RPG, 2D vue en plongée, un peu à la Diablo, mais avec des morceaux de Zelda dedans. L’histoire est inspiré d’un livre connu :  La mère du petit Isaac reçoit une parole divine qui lui ordonne de tuer son fils, pour prouver sa foi. Le petit Isaac comprend que quelque chose cloche avec sa mère et s’enfuit par une trappe, qui mène à un gigantesque donjon, et c’est là que tout commence…

Les contrôles restent simples.

Au début du jeu on est un peu dérouté, on atterrit dans une salle vide où l’on trouve juste quelques explications sur les contrôles, et des portes qui mènent vers d’autres salles. Pour les graphismes, on est sur du cartoon gore, assez mignon et glauque à la fois. La musique et les sons sont réussis, on s’immerge bien dans l’angoisse du pauvre Isaac en détresse. La prise en main est très rapide (et tant mieux) : flèches pour se déplacer, Z-Q-S-D  pour tirer (pas forcément dans la direction où on se déplace, petite subtilité), et espace pour utiliser des objets. A noter que moyennant une manip’, le jeu est jouable à la manette (ce que je conseille si vous en avez une).

Un exemple de boss : Monstro

Au niveau de la progression, on reste sur du classique. Le donjon est en fait découpé en étages, et chaque étage est découpé en salles (on ne peut pas savoir combien à l’avance, à moins de posséder une carte, qui est un objet spécial). Les salles sont reliées par des portes (pas con), et on parcourt l’étage en se baladant de salles en salles. Il faut savoir qu’il est impossible d’aller dans une salle voisine si vous n’avez pas tué tous les monstres de la salle où vous êtes (qui ne réapparaîtront pas, je vous rassure). Pour finir un étage, il faut trouver la salle du boss, où va se tenir un combat épique contre un gros méchant (aléatoire encore une fois).Une fois ce combat terminé on se retrouve alors à l’étage d’en dessous, avec encore plus de salles, et des monstres plus balèzes, etc. Le boss final se trouve au 6e niveau, et je vous laisse la surprise de la découverte.

Un trésor!

Très vite on se rend compte que les salles sont parfois remplies de monstres, parfois de blocs inutiles, et parfois même de trésors. Certaines salles sont spéciales, car elles renferment un gros trésor, ou bien un marchand qui vous arnaque… vendra des produits. On trouve même une salle de jeu! En fait c’est complètement aléatoire, on ne peut pas savoir à l’avance ce qu’il va y avoir dans une pièce. C’est un bon point, car cela rend l’éxpérience de jeu quasi-nouvelle à chaque fois, et on est souvent agréablement surpris. Le revers de la médaille c’est que avec un peu de poisse, on tombe sur des salles un peu trop chaudes à gérer, car il y a trop de monstres, et on perd tous ses coeurs (qu’on a difficilement accumulé en plus). A noter que la mort dans ce jeu est définitive, pas de points de sauvegardes et autres système d’assistés, là on est dans du hardcore (ha ça rigole moins au fond là!), mais pas de panique, comme je l’explique après, on a une grosse rejouabilité.

Mort d'Isaac

Ça c'est quand on a la poisse...

Vous l’avez donc peut être compris, c’est un des points importants du jeu : la chance. En fait, si depuis votre naissance, vous avez gagné au loto, trouvé pleins de trèfles à 4 feuilles, et gagné toutes vos parties de poker, alors ce jeu va vous paraître plutôt simple, car la chance fera que vous allez posséder rapidement des bon objets,  les coeurs supplémentaires, les armes puissantes, et les power up utiles. Bref tout ce qui permet de tataner du monstre en toute impunité. Par contre, si vous avez la poisse, le jeu sera quasi-impossible à finir : vous allez trouver des objets qui non seulement seront inutiles, mais même néfastes (je pense à certaines cartes et certaines capsules que l’on peut trouver ou acheter). Et après ça, vous allez devoir affronter des monstres et des boss de plus en plus puissants, avec un équipement pourri et un nombre limité de coeurs.

Heureusement, la poisse n’est pas une fatalité dans ce jeu. Même si elle entraînera votre mort à coup sûr ou presque, vous prendrez un grand plaisir à relancer une partie. Et c’est pour moi le point le plus positif du jeu : la rejouabilité. Avec une tonne d’objets uniques à découvrir, des nouveaux monstres, des nouveaux boss, des personnages à débloquer, des salles secrètes… On recommence encore et encore, avec toujours de nouvelles surprises. Pour dire, j’ai fini le jeu plus de 5 fois et je ne me suis toujours pas lassé, c’est plutôt rare pour un jeu. Bien sûr une partie est assez courte, une heure et demie maximum, c’est aussi une raison pour laquelle on revient volontier aider Isaac à se sortir de ce donjon.

Conclusion :

Ce jeu est pour moi une véritable perle, une perle terriblement addictive, fourrée de chocolat praliné-noisette. On passe des heures à découvrir les nouveaux objets de plus en plus farfelus, à combattre des monstres de plus en plus balèzes, et à parcourir des salles de plus en plus dangereuses, sans voir passer le temps, le tout dans une ambiance glauque et marrante à la fois. On essaye une fois, deux fois, jusqu’à avoir sa première victoire contre le boss final! Puis on découvre que le jeu est loin d’être fini, et réserve encore pleins de bonnes surprises…

This entry is filed under Indie, Test. And tagged with , . You can follow any responses to this entry through RSS 2.0. Both comments and pings are currently closed.

1 Response to “Test : The Binding of Isaac”


  1. Kriss

    « avec des morceaux de Zelda dedans »
    LOL! L’interface, le level design, etc etc… Ce n’est plus des morceaux à ce niveau là :P